Autoportrait à l'oeil unique, au 3ème oeil, aux oreilles bouchées, aux joues-nénés, au nez cubi, à la tumeur défunte, aux mains tendues, au coeur en feu, à la bouche en coeur, à la vie quoi! 

Oeil solaire 

Fleurs du Mal Blanc 

Article 353 du Code pénal 

Bouquet de mains 

Fleurs d'Hiver 

1er Novembre : humeur découpage Naturalia 

Vénus Anadyomène: pour Arthur R. et pour Botticelli (ensuite) Collage sur photo et radiographie

Collage sur Vinyl : What do I see? 

Collage sur vinyl : La Voix du Chien et le Pathé de Maître 

Collage sur Vinyl : Sexy bras 

 

Collage sur 33 Vinyl : le goût les bouches 

Septembre 2017 

Les aventures de Vinylette : Oh oh il fait chaud sur cette planète 

 

acrylique, vinyl, bras de pick up, film de cassettes etc...

60/45 cm

Octobre 2015 

Schnoo Music Man 

 

Hommage aux Beach Boys et à la vague de Surf music des années 60. Le Music Man en même temps qu'il surfe sur la vague en tire son énergie. Il ne fait qu'un avec la vague, il est La Vague, The Wave. Les 4 éléments en haut à gauche (terre, feu, air, mer sont cousus, brodés et perlés sur velours)

 

Acrylique, vinyl, broderies, perles, écouteurs, Barbie pick up..

Summer 2015 - 80/80cm

Arbre de Vie au Trou Noir HolographiquePrix de l'originalité - Arts sur Seine 

 

Au cœur de l’arbre de vie et de mort la terre photographiée par Hubble supporte la farandole humaine.

Un va et vient, un vis et meurs, un nais et disparais, s’établit entre le trou noir qui absorbe la mort et la restitue en vie, la terre-cœur de l’arbre et son sexe – autre petit trou noir,  rythme la peinture de fils d’or.

Un squelette doré plonge dans le trou noir en emportant avec lui le temps qui passe, un autre jaillit armé d’un harpon et d’une corde pour tenter de le rattraper, Demether et ses chiens hantent la nuit, l’Ange de la Mort franchit le Styx, un échiquier nous parle du hasard, Tintin et Milou interloqués s’interrogent sur cette nouvelle énigme

 

L’arbre de vie, représentation symbolique du processus de création tant macrocosmique (univers) que microcosmique (humain) est ici lié par un double fil d’or de va et vient, de vie et de mort avec le trou noir en haut à droite du tableau.

Le trou noir est dit holographique selon les recherches en mécanique quantique en cours depuis une trentaine d’années qui amenderaient le principe de relativité générale qui prédisait l’existence et les propriétés des trous noirs (mais qui affirmait la disparition totale et définitive des particules ou ondes ou énergie avalés par lui). En fait il semble que la mécanique quantique au travers de son principe de réversibilité des particules subatomiques prouve que toute particule réfléchie, absorbée ou désintégrée peut être reconstituée dans son état initial à partir du produit de ses interactions.

En clair, quand on efface des données du disque dur de son ordinateur elles ne sont en fait qu’éjectées dans l’atmosphère sous la forme d’énergie absorbée par les molécules environnantes, si elles sont brouillées elles n’ont pas disparu pour autant, et la mécanique quantique nous prouve maintenant que ces particules sont décodées à l’horizon du trou noir, et ensuite restituées par l’intermédiaire de photons lors du processus d’évaporation, et  ensuite éjectées dans l’univers….

 

En bref rien ne se perd et tout revient sous une forme différente d’où le 2ème trou noir en bas de mon arbre d’où la vie achevée repart vers le trou noir qui « recycle » en quelque sorte la mort en nouvelle vie projetée…..

Et pendant ce temps là on continue de faire les zouaves sur notre planète… Tintin et Milou sont interloqués par tout ce tintoin, un squelette divisé en 2, la moitié rentre dans le trou noir, l’autre moitié ressort en bas de l’arbre et essaie à l’aide d’un grappin d’attraper l’horloge autrement dit le temps qui passe…

 

Acrylique et collages

80/80 cm - Mai 2013

Hommage à Courbet 

 

Ce tableau: un hommage à cet immense Peintre qu'on a à mon sens enfermé dans la dimension "naturaliste". Il l'est bien sûr par son incroyable talent à effacer devant la beauté de la nature jusqu'à sa technique quasiment hyperréaliste pour en rendre les délicatesses, les couleurs, les odeurs... regarder un arbre peint par Courbet, c'est avoir envie de le ceindre, c'est sentir son odeur, entendre le bruit du vent dans ses branches et ses feuilles. Mais Courbet est aussi un visionnaire (l'Origine du monde accroché sur la falaise à droite), un grand portraitiste (Baudelaire, la belle Joe etc... un intellectuel aux idées anti cléricales et iconoclastes dans une société cadenassée par la bien "pensence bourgeoise et catholique (l'Enterrement à Ornans que vous retrouverez fragmenté au bord de la rivière), un peintre plein d'humour et capable d'autodérision dans chacun de ses autoportraits (en haut de la falaise à gauche en haut)... 

 

Ce tableau est une copie d'un tableau de Courbet (vous trouverez d'ailleurs au bord de la rivière en bas à sur la droite un petit garçon qui interroge un peintre qui n'est lui même que Courbet peignant le même paysage d'Ornans que j'ai peint). L'homme sur le pont toujours lui en autoportrait en marcheur qu'il était. Son regard croise celui d'une de ses "baigneuses" qui semble de son geste lui demander de détourner son regard de sa nudité. En bas sur la droite la tombe du Peintre, juste devant la Semeuse en robe rouge. Cette scène a multiples niveaux et dans laquelle ne sont reproduits que des personnages du peintre lui même ou de personnages peints par lui crée ainsi une nouvelle réalité toute personelle ici entièrement dédiée à rendre hommage à Courbet. 

 

Acrylique et collages

80/80 cm - Janvier 2014

J-30 La Roulette Française

 

22 mars-22 avril 2012 ... 30 jours...avant les Elections Présidentielles... un air de casino...beaucoup de bruit pour rien....Un soleil très 18ème siècle regarde cette agitation avec mélancolie et une ombre de dédain... Pandore la Curieuse, après avoir ouvert la boite mystérieuse et  répandu sur la terre  tous les maux de l'humanité, s'enfuit  avec l'Espérance qui plus lente à réagir y était restée enfermée.   

Voltaire tête lunaire sculptée par Houdon nous regarde un peu moqueur…

Lucrèce nous prend à témoin pendant que Turquin grâce à une lunette astronomique surveille le jeu de roulette...

30 jours : une révolution lunaire autour de notre planète...

 

Format : 50/65 cm cm

Aquarelle et collage - Mai 2012

 

Lâcher de vanités 

 

Acrylique et ficelle à viande 

60/80 cm - Mars 2014

 

Un été à Ibiza :

 

Au soltice d’été, un Soleil bijou darde ses rayons sur le clocher de l’église de San Rafael à Ibiza. Une Cloche ailée s’en échappe pour laisser passer les rayons solaires qui se déroutent pour rappeler à  Demeter et ses chiens que son royaume est la nuit et qu’ils doivent quitter rapidement cette scène trop en lumière pour vite rejoindre l’Obscurité. Eole, Farceur de corail souffle pour précipiter le départ de la Cloche ailée. Un roi et une reine, seuls et séparés par la porte close de l’Eglise semblent s’observer en silence. Un curé rubicond nous propose de succomber avec lui à la tentation de Bacchus.

La montre suspendue nous rappelle le temps qui passe, la clé nous interroge sur les portes qui restent à franchir,  rien de ce qui semble se passer sur cette scène n’en vient déranger l’immobilité… 

 

Format : 36/50 cm 

Solstice d'été 2012

Hommage au Mage Jacques du Pré Très Vert 

 

Oh Mage des mots et des images, très verts sont les prés

D’Omonville la Petite si grande de t’avoir accueilli,

Vivant et puis mort et puis vivant encore…

Recueillie,  sur ta tombe, je l’ai photographiée

Pour t’en faire, Grand Mage un collage hommage…

 

Jacques Prévert sur le rivage de Goury adresse un regard croisé à ce personnage nain un peu grotesque qui chevauche une tortue (Italie 17ème) personnage qu’il affectionnait tant qu’il en fit réaliser des copies en résine pour chacune des résidences ou il vécut.  Le nain italien semble achever l’ascension de la tombe de Jacques Prévert (mort à Omonville La Petite le 11 avril 1977). Au pied de la stèle fleurie de roses jaunes un homme d’Eglise semble se cacher pour allumer une pipe, à sa gauche un vase en opaline rose, puis un coffret de toilettes en velours 18ème avec à l’intérieur des fioles et ma photo signature. Au phare de Goury est accrochée négligemment la couverture originale du recueil "Paroles" publié par Jacques Prévert en avril 1972. Dans le ciel une chauve souris à tête d'ange (collage de Jacques Prévert) survole la scène. Un éléphant en patine brune de Antoine-Louis Barye (sculpteur animalier du 19ème siècle) paraît malgré sa stature imposante danser sur l'horizon alors qu'une panthère noire de Rembrandt Bugatti (sculpteur animalier du début 19ème) équilibre et clôt en quelque sorte cette scène. 

 

Aquarelle et collage 30/40 cm - mai 2012

Souffle d’Or :

 

La mécanique céleste traverse une noire nuée et  inonde de ses rayons d'or un Roi Antique et Sage (Salomon ) qui nous donne à voir un  tableau représentant  un grand moment de l'histoire humaine: la naissance de l’intelligence ; largement inspiré d'une scène de « 2001 l'Odyssée de l'Espace », le parallélépipède de granit noir est devenu gruyère... l'étrangeté de cette scène détournée est que pendant des années j'ai rêvé d'un morceau de gruyère errant dans l'immensité galactique.... Un vaisseau fantôme sûrement porteur de la folle vanité humaine part sous voiles à la découverte d'un destin à réécrire… 

 

26/36 cm - Aquarelle et  collage

21 décembre 2012 (solstice d'hiver) 

Eternité :

 

Albert Einstein, rigolard en Archange sur son nuage, nous nargue avec l’image du temps explicité et nous donne à voir qu’il « y a quelque chose » (thing). Moi, pauvre mannequin à tête humaine avec mes misérables instruments de mesure (un sextant) et la mort qui rode autour de moi prétend qu’il n’y a rien (nothing) 

La grande question n’est elle pas « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » 

La vie n’aimant pas le vide et n’étant pas là pour résoudre la question même de son existence joue son rôle et nous étourdit de ses tours innombrables…

Aquarelle et collage

40/50 cm

Les Fleurs du CAC :

 

Automne 2008 : la crise des subprimes déclenche un krach mondial qui nous plonge dans une crise financière qui perdure toujours… Je lis les Fleurs du Mal  une fois encore… Une photographie de C. Baudelaire par Nadar est insérée dans la Fleur de liseron (en haut à droite) le liseron symbolisant le vecteur de passage d’un monde à l’autre ; des actes licencieux se déroulent sur la tige de liseron : le temps est à la légèreté et au libertinage, nos dettes souveraines s’envolent mais le silence politique est de rigueur.

D’une partition « traduite » en devises étrangères s’écoulent, suite à l’effondrement des cours, les larmes des gens ruinés qui se transforment, grâce aux pouvoirs « magiques » des grands maîtres de cérémonie financiers, en pierres précieuses. 

Au centre en bas du tableau, Bernard Madoff, en chef d’orchestre de cette catastrophe récolte les fruits de son escroquerie qu’il serre sur son cœur.

Gustave Courbet catastrophé nous prend à partie et semble nous interpeller « que se passe t’il dans ce monde ? ». Derrière lui une colonne de la porte des enfers de RODIN clôt la scène à droite alors qu’aux pieds du Banquier, Le Figaro sort un numéro spécial sur la vente YSL par M. Bergé, la collection sera dispersée en quelques jours à des prix faramineux…  

 

Aquarelle et collage - 30/50 cm

Allégorie Dali Mère Dali Chimère 

 

La figure solaire mi fille mi mère éclaire une scène qui met en scène l’enfant géodésique de S. Dali désignant à sa mère un fauteuil classique sur lequel un œuf cassé laisse s’échapper deux angelots médiévaux. Au sol le paysage lunaire des Iles Chausey à marée basse, dans le ciel en bannière la très belle question de Ben « D’où vient la lumière ? », ma fille danse sur cette belle interrogation et moi, femme-ballon, je m’envole. Que puis-je faire d’autre ? 

Aquarelle et collages - Format : 29/37 cm 

Summertime Medusa :

 

La méduse du Printemps est un hommage à Salvador Dali (c’est en fait une photographie de lui) complètement détournée par moi mais bien sûr dans l’Esprit surréaliste, c’est aussi un hommage au Printemps tout simplement avec les petites violettes et les méduses qui « fleurissent «  à cette époque.

Photo et collages – 36/50cm 

At home :

 

A la maison, la chatte a souvent le regard tourné vers le ciel. L"'homme" sans visage fume en regardant son Continental Edison. Il a abandonné son travail de peinture. Moi, dans  le corps emmailloté de Susanne Junker je bois, je fume et je grimace. Deux mains de bois entrelacées pénètrent à l'intérieur pour y ancrer l'élément végétal. Depuis le mur de gauche, Erro et Magritte veillent sur cette scène domestique...  pas très domestiquée...

Aquarelle et collage

36/50 cm -Novembre 2010

Hiver :

 

La figure anthropomorphique de l’Hiver d’Arcimboldo domine la scène d’un regard peu bienveillant. Une voiture à cheval fuit vers une cité imaginaire perdue au milieu des neiges en nous laissant à voir un tableau quelque peu licencieux : un plateau sur lequel figurent à côté d’un « téton » plastifié (Cindy Sherman), la « moule des amants » de Jérôme Boch ainsi qu’un coquillage à l’apparence « vulvaire », à droite du plateau un bébé émerge d’un choux, un singe à la mode du 18ème siècle nous prend à témoin d’un air effronté....

Aquarelle et collages

29/37 cm

 

Le Printemps Arabe :

 

Le drame peint par Hokusaï dans sa « Vague » (les pêcheurs passeront-ils ou pas la déferlante ?) m’a évoqué le « tsunami » des révolutions arabes et ses dictateurs en fuite, essayant de sauver leurs vies… et leurs trésors accumulés…

Curieusement,  M. Khadafi embarqué avec une horloge et le Président Saoudien déguisé en Superman nous salue militairement et mourra le lendemain de l’achèvement de cet aquacollage.  En tête de gondole si je peux dire, Bachir El Assad, revêtu du corps et des vêtements (tête de mort) du chanteur de Kasabian semble passer la vague.... M. Ben Ali et son épouse ont pris la tangente par les airs sur un tapis magique (Falcon..), le Président du Quatar brandit une affiche de Ben Laden (retrouveront-ils son corps au milieu de cette mer déchaînée ?)  des mains ensanglantées et des bras cadavériques sortent de l'eau... étrangement, elles me paraissent aujourd'hui prémonitoires.. 

 

Aquarelle et collage 

36/50 cm -25 novembre 2011

Automne 

 

L’automne est morte souviens t’en, odeur du temps brin de bruyère et souviens toi que je t’attend.  Un Ange ver sort du fruit, les macarons fleurissent, les chaussures se déguisent en brosse à lustrer, la mort veut en croquer c’est l’automne !

 

Aquarelle et collage 

26/50 com - Nov. 2010